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3e conférence portuaire départementale

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Pour la troisième année consécutive, le Département, sous l'impulsion d'Alain Bazille, vice-président du Département en charge des Ports, prend l'initiative de réunir tous les acteurs portuaires du littoral, autorités portuaires, concessionnaires et usagers des ports de commerce, de pêche et de plaisance. Une rencontre qui avait pour objectif de rappeler toute l'importance économique de l'activité portuaire départementale mais aussi la préservation et la valorisation du patrimoine maritime.
Publié : Il y a 27 jours
Après Fécamp en 2017 et Dieppe en 2018, la Communauté de communes Côte d’Albâtre accueillait la 3e édition de la Conférence des ports locaux et territoriaux jeudi 19 décembre dernier à Cany-Barville. Après un discours d'accueil par Gérard COLIN, le président de la Communauté de communes de la Côte d’Albâtre et Alain BAZILLE, vice-président du Département de la Seine-Maritime, président de l’association des ports locaux de la Manche, la journée était rythmée par quatre tables rondes autour desquelles les invités ont pu débattre sur des sujets ciblés et ayant trait avec l'avenir économique des ports départementaux.

TABLE RONDE N°1 - L’écosystème portuaire et la démarche d’économie circulaire
 
L’Écologie Industrielle Territoriale (EIT) est l’un des 7 piliers opérationnels de l’économie circulaire qui vise à découpler la production et la consommation de ressources. L’EIT est l’organisation d’échanges de flux de matière, d’eaux, d’énergies et de services entre des acteurs économiques géographiquement proches.
Deux formes de synergies sont développées :  
TABLE RONDE N°2 - La mise en marché des produits de la pêche : évolution des criées, impacts probables du Brexit

La criée est la première étape de la mise en marché des produits de la pêche et elle garantit une première traçabilité des produits de la pêche.
L’évolution des criées passe notamment par l’évolution des infrastructures et des services proposés permettant ainsi de capter un plus gros volume de ventes en offrant toujours plus de services et de garanties aux clients (pêcheurs et acheteurs).
L’investissement sur l’équipement doit être continu afin que la gestion des produits de la pêche soit constamment la plus transparente auprès des clients.
Au-delà des incertitudes sur la vente à l’export des produits de la pêche, l’impact du Brexit se mesurera également sur la diminution des zones de pêche et donc du volume de produits.
Le Parlement européen a voté en octobre dernier, la prolongation du plan d’urgence jusqu’en 2020 ; les pêcheurs britanniques auront accès aux eaux européennes jusqu’au 31 décembre 2020, même en cas de Brexit sans accord, à condition que la réciproque soit vraie.
La limitation future des zones de pêche entraînera une baisse de volume conséquente des produits de la pêche, et donc un impact sur les criées, notamment celles de la façade Nord-Ouest. Des solutions sont en cours d’étude :  
TABLE RONDE N°3 - Nouveaux usagers et usages nouveaux : évolution et stratégies d’avenir des ports de plaisance

La pratique du nautisme évolue: moins de propriétaires, plus de locataires. Toute l'économie du nautisme devra s'adapter à ces nouveaux modes de consommation du nautisme, à voile ou à moteur
Les chiffres parlent et dévoilent ce qui peut sembler être un paradoxe. Entre septembre 2017 et août 2018, le nombre de nouvelles immatriculations de bateaux a diminué. En revanche, le nombre de personnes ayant passé un permis de navigation a augmenté. Conclusion: les nouveaux pratiquants ont envie de naviguer mais pas de supporter les contraintes de la possession d’un bateau.
Moins de bateaux, plus de clients : en 2017, il y a eu sept fois plus de permis délivrés que de nouveaux bateaux immatriculés. Depuis quelques années, la « consommation » de plaisance évolue. L’économie nautique tente de s’adapter. « Moins de bateaux mais plus de clients? » interroge Adrien Sanquer, Fondateur et Consultant Nautisme & Plaisance chez Wiinch. C’est tout à fait la conjoncture, a priori paradoxale, à laquelle est confronté le nautisme.
La Fédération des Industries Nautiques (FIN) analyse une évolution des usages. Alors que le client historique est plutôt âgé, aisé, expérimenté et fidèle à son loisir, son port et sa marque, le nouveau client serait d’abord un consommateur, pour lequel l’important serait désormais de pouvoir utiliser un produit, plus que de le posséder. On voit alors se profiler la nouvelle la vague d’une navigation partagée, à l’instar des modèles développés par Airbnb, Blablacar, Uber, etc. C’est l’ubérisation de la plaisance,
S’il faudra toujours des entreprises pour effectuer la fabrication ou l’entretien des bateaux, les services, eux, évoluent fortement, solidement axés sur une demande de relation client étroite. C’est là que se situe le potentiel.

TABLE RONDE N°4 - La SNSM et le secours en mer : enjeux et perspectives

Le 7 juin 2019, trois sauveteurs en mer de la station des Sables-d'Olonne perdaient la vie lors d'une opération de sauvetage d'un navire de pêche. Cet événement tragique a déclenché une émotion immédiate et sincère de l'opinion publique, qui a pris conscience du danger permanent de la mer et des conséquences dramatiques des imprudences des usagers pour eux-mêmes, comme pour ceux qui leur viennent en aide.
Au-delà des résultats opérationnels (20 000 personnes secourues en 2018, au cours de 13 000 opérations coordonnées par les CROSS de métropole et d'Outre-mer) et auxquels la Société nationale de sauvetage en mer prend une large part, l'organisation actuelle du sauvetage en mer suscite de fortes interrogations : sur le recrutement de nouveaux bénévoles, sur l'état de la flotte et son renouvellement dans les années à venir, sur la capacité de tous les acteurs (État, collectivités territoriales, associations) à tenir leur rôle.
Une mission d'information commune à plusieurs commissions a été créée par le Sénat afin d'examiner le modèle économique du sauvetage en mer financé en quasi-totalité par des dons, son modèle social reposant sur le bénévolat et ses besoins en termes de logistique et d'investissement. À l'issue de ses travaux, la mission a formulé 30 propositions.