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Donnez son sang… c’est si simple ! *

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Puisqu’il faut une occasion pour se lancer, la journée mondiale des donneurs de sang sera la vôtre pour franchir la porte des centres de l’EFS. Claire n’a pas attendu le 14 juin… Suivons son parcours de donneuse.
Publié : Il y a 6 jours
Mais pourquoi ne l’ai-je pas fait avant ? La peur de l’aiguille… sûrement. Trois fois rien à côté de ce que représente un don de sang pour celui qui le reçoit. Claire a 21 ans. Cette appréhension elle ne l’a pas connue. « La piqûre ne me fait rien. J’ai déjà fait des analyses de sang, ce n’est donc pas quelque chose qui m’est inconnu ».
 
Son premier et unique don de sang elle l’a fait à 18 ans. « Mais depuis je n’ai plus donné. J’y ai souvent pensé mais pas assez pour trouver la motivation d’y aller toute seule. C’est plus facile lorsque l’on est sollicité par une amie, un parent ou interpellé par une campagne de communication… ».
 
Et c’est tout l’enjeu de cette Journée mondiale des donneurs de sang, initiée par l’Organisation mondiale de la santé en 2004. Instaurée tous les 14 juin, elle a pour objectif de sensibiliser le grand public au don et de renouveler le stock avant la période estivale. Ceux-ci doivent être réguliers et constants, d’où la nécessité de fidéliser les donneurs. A cette occasion, le centre de Rouen Saint-Sever offrira un moment de détente avec des massages amma, une collation “améliorée” et d’autres petites attentions. Une façon de remercier les donneurs qui, partout en Seine-Maritime et en France seront mis à l’honneur.
 
Claire est généreuse. « Avant qu’elle ne devienne plus obligatoire pour stipuler mon accord, j’ai fait ma carte de donneur d’organe ». Aujourd’hui c’est pour le sang mais elle n’exclut pas l’idée de donner ses plaquettes ou son plasma et pourquoi pas de s’inscrire sur la liste des donneurs de moelle osseuse.
 
Après s’être enregistrée auprès de la secrétaire, elle remplit consciencieusement le questionnaire préalable puis est reçue par le médecin qui en analyse les réponses.
 
Obligatoire et confidentiel avant tout don, cet entretien de quelques minutes permet d’assurer la sélection des donneurs pour protéger les receveurs d’éventuelles maladies. Le médecin s’assure également que le donneur ne prend pas de risque pour sa santé. Et qu’ils concernent le donneur ou le receveur, ceux-ci évoluent « Les contre-indications sont revues une fois par an au niveau européen. Elles sont officialisées par arrêté ministériel et appliquées scrupuleusement par L’EFS », précise le Dr Robert Masson. « Et l’entretien n’est qu’une des étapes de la sécurisation. Aucune n’est suffisante à elle seule. »
 
Claire est apte à donner. Elle est prise en charge par les infirmières qui effectuent les prélèvements. Tout est fait pour la mettre à l’aise. Le fauteuil dans lequel elle s’installe est ajusté pour un confort optimum pendant le don. Toutes les conditions d’hygiène sont également prises : désinfectant, gants. Pour l’infirmière comme pour le donneur cette étape est primordiale.
 
Confortablement installée, Claire est sereine. Elle profite de ce moment de calme dans une journée bien remplie pour consulter quelques revues mises à disposition. « En fait c’est un vrai moment de détente ».
 
Un moment qui se prolonge à l’espace de convivialité. Ici c’est Jean-Luc qui prend le relais. Une boisson chaude ou froide, un petit gâteau, un sandwich, une compote… il s’assure que les donneurs ne manquent de rien, « Et je surveille leur réaction après le don pour prévenir d’éventuels malaises ». Une situation qui arrive rarement. Claire elle n’a pas perdu ses belles couleurs. Elle s’attable avec Pauline, Claire et Julie. Toutes les quatre entament très vite la conversation autour du don. « Moi je donne mon sang depuis que je suis majeure. Ca a commencé au lycée. J’en suis à mon 17e don », explique Pauline. « C’est mon 1er don de plasma et cela s’est très bien passé », enchaîne une seconde Claire, elle aussi étudiante pendant qu’elle termine son café. « C’est pour aider les autres, on donne sans danger et en plus c’est sympathique », ajoute-t-elle. « Oui, moi si un jour je suis hospitalisée et que j’ai besoin d’être transfusée je serais heureuse de recevoir le sang de quelqu’un qui a donné un peu de son temps, un peu de soi », conclut Pauline.
 
Les rendez-vous pour le prochain don sont pris auprès du secrétariat. Raccompagnée par le sourire et les remerciements de Babet, chacune repart de son côté, satisfaite du devoir accompli.

* #MissingType. Une nouvelle fois, le Département s’associe à la 15e édition de la journée mondiale des donneurs de sang en participant à l’opération #MissingType.

Il s’agit d’une invitation à retirer des textes publiés sur le web et les réseaux sociaux les lettres « A, B, O » correspondant aux lettres des différents groupes sanguins avec pour objectif de montrer l’importance du don de sang et de sensibiliser sur les risques liés au manque.

Pour ceux que Claire a convaincus, rendez-vous le 14 juin
dans les centres de don en Seine-Maritime :
  • Claire est décidée. Aujourd'hui elle donne son sang. Elle franchit la porte du centre de don de Saint-Sever à proximité de chez elle.
    © Nathalie Stenek
  • Elle est accueillie par Elisabeth, la secrétaire, qui l'enregistre dans ses fichiers et lui tend un questionnaire à remplir.
    © Nathalie Stenek
  • Chaque candidat au don doit le remplir. Confidentiel, il aborde desquestions concernant notamment son état de santé, son mode de vie et ses antécédents.
    © Nathalie Stenek
  • Un médecin reçoit chaque donneur et décide, après l'entretien, de son aptitude au don.
    © Nathalie Stenek
  • Avant l'étape du prélèvement, l'infirmière vérifie le taux d'hémoglobine à la demande du médecin. Pour Claire, tout va bien...
    © Nathalie Stenek
  • Claire est confortablement installée. L'infirmière prépare le matériel en respectant scrupuleusement les consignes de sécurité et d'hygiène.
    © Nathalie Stenek
  • Claire n'est pas effrayée par l'aiguille. Et puis ce n'est pas grand chose à supporter pour sauver des vies !
    © Nathalie Stenek
  • Le prélèvement n'aura duré que quelques minutes. En tout, un don de sang ne prend qu'une demie heure.
    © Nathalie Stenek
  • Après le don, un petit moment de convivialité permet de reprendre des forces. La discussion tourne autour du don et de l'expérience de chacune.
    © Nathalie Stenek
  • Des portraits de donneurs s'affichent sur un tableau blanc.
    © Nathalie Stenek
  • Il est temps de repartir, raccompagnée par le sourire d'Elisabeth auprès de qui Claire a d'ores et déjà posé un rendez-vous pour un prochain don.
    © Nathalie Stenek