Vos services Vos élus Vos sorties
AccueilActualités

Tous ensemble avec le Sidaction

Retour
En 2019, l’urgence est toujours là. Près de 6 400 nouvelles infections ont été diagnostiquées, l'an passé, en France. Selon les derniers chiffres ONUSIDA (2017), 36,9 millions de personnes vivent avec le VIH et plus d’une personne sur trois n’a toujours pas accès aux traitements dans le monde. Depuis 25 ans, le Sidaction rappelle que le virus du sida est toujours là.
Publié : Il y a 2 mois

Une diffusion en simultanée


Les chaînes historiques du premier prime (TF1, France 2, France 3, La 1ère - ex RFO -, Canal+, ARTE, M6), ainsi que toutes les autres chaînes de télévison participantes, donnent rendez-vous pour une séquence exclusive en direct quasi simultané dès 20h40. À partir de 21h rendez-vous sur les antennes de Radio France et des radios participantes pour un programme radiophonique exceptionnel.

Le 7 avril 1994, toutes les chaînes avaient mobilisé leurs équipes, journalistes et animateurs pour mettre la lumière sur le VIH/sida, qui tuait en silence. Sans relâche, appuyés par de nombreuses personnalités, ils avaient lancé des appels à la générosité, informé et sensibilisé le grand public. Grâce à ce direct, personne ne pouvait plus ignorer l’existence du VIH/sida en France en 1994.
Vingt-cinq années après, jour pour jour, les médias participants ont décidé de s’unir de nouveau et de diffuser exceptionnellement une séquence en direct quasi simultané : pour alerter sur la gravité de la situation. Pour redoubler d’efforts. Pour continuer à informer et sensibiliser. Pour rappeler qu'il ne faut pas baisser la garde. Pour rappeler que le virus du sida est toujours là.
 

Le Sida... où en est-on ?

En France...
Ces dernières années, la lutte contre le VIH a fait des progrès remarquables. En France, 76 % des personnes qui vivent avec le VIH sont sous traitement antirétroviral, et 97 % d’entre elles ont une charge virale indétectable, c’est-à-dire que la quantité de virus dans leur sang est si faible qu’on ne peut pas la détecter. Elles ne transmettent plus le virus, et si l’on ne guérit toujours pas du VIH, elles peuvent néanmoins mener une vie normale, travailler ou avoir des enfants. Sur le plan biomédical, la situation n’a donc jamais été aussi encourageante. Mais pour enrayer l’épidémie, il reste d’importants freins psychosociaux à lever. Sans quoi les avancées scientifiques de la lutte contre le VIH ne serviront à rien. En France, malgré l’amélioration constante des traitements et leur capacité à bloquer la transmission du virus, le nombre de nouvelles infections ne diminue pas...

...et dans le monde
Grâce à la recherche scientifique et à la mobilisation dans le monde, l’état de l’épidémie s’est amélioré. Le nombre de morts liées au virus a été divisé par deux depuis 2005. 21,7 millions de personnes séropositives, sur 36,9 millions au total, sont actuellement sous traitement antirétroviral, et 81 % d’entre elles ont une charge virale indétectable, ce qui bloque la transmission du virus. Les progrès sont spectaculaires, mais le constat reste paradoxal. En effet, plusieurs régions du monde présentent des situations très inquiétantes. En Russie, le million de personnes infectées a été dépassé et les politiques de répression dirigées vers les populations clés, comme les usagers de drogue, fragilisent la prévention et la prise en charge du VIH. En Afrique de l’Ouest et du Centre, les contextes géopolitiques mettent en péril le travail des acteurs de terrain envers les personnes vivant avec le VIH. Aujourd’hui, nous sommes à la croisée des chemins. Nous avons les moyens scientifiques d’en finir avec l’épidémie, mais le manque de volonté politique et l’essoufflement des financements mondiaux viennent freiner ces avancées.

La lutte continue
La lutte contre le virus du sida a changé de visage grâce aux personnes vivant avec le VIH, aux chercheurs, aux acteurs communautaires, aux donateurs et aux personnels soignants. À tel point que nous pourrions croire que le VIH/sida a disparu, après avoir tué plus de 35 millions de personnes depuis les années 1980. Ne nous leurrons pas !
Malgré les avancées, le virus du sida est toujours là. L’épidémie reste active et ne recule pas. N'oublions pas que près de 6 000 nouvelles infections sont diagnostiquées chaque année en France et que ces chiffres ne diminuent pas suffisamment. Associé au virus du sida, l’oubli peut mettre à mal les victoires acquises après tant d’efforts et s’avérer dangereux. Dangereux pour la santé individuelle et publique. Dangereux pour le respect des droits des personnes vivant avec le VIH. Dangereux pour les avancées scientifiques. Dangereux pour la sensibilisation du grand public. Oublier le virus du sida et baisser la garde, c’est risquer un retour en force de l’épidémie.

Des chiffres
Les centres de dépistage en Seine-Maritime