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COVID-19 : point de situation
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Mon Panier 76 : L'Angus du Pays de Caux

Publié : Il y a 13 jours

Chaque samedi, zoom sur l'une des exploitations de la Seine-Maritime présente sur le site Mon Panier 76, une plateforme élaborée par le Département qui permet d’identifier et de localiser producteurs et points de vente de produits locaux. Rendez-vous cette semaine à Normanville où il est question de bœuf Angus.

À l’origine de cette histoire, il y a une reconversion, ou, plutôt, une prise de conscience. Celle de Christophe Hauville, en 2017. A l’époque, les temps sont durs pour l’exploitation laitière qu’il gère avec ses parents depuis 1998. « Il y a avait des travaux à faire, le robot de traite avait 10 ans et devait être changé. Les investissements s’annonçaient importants et en plus de cela, le prix du lait n’était pas au mieux ! ».

Mais le potentiel de l’exploitation, vaste de 70 hectares, est énorme. Après tout, les bâtiments tiennent encore debout, les machines sont fonctionnelles et les cultures solidement ancrées dans les sols. Alors pas question de se décourager et de laisser tomber l’affaire. C’est décidé, Christophe réoriente ses activités. Il se lance dans le domaine de la viande et se définit une priorité, proposer un produit original aux clients : le bœuf Angus, une race originaire d’Ecosse. « Pourquoi proposer de la limousine et de l’allaitante alors que beaucoup d’autres le font très bien ? Non, il fallait sortir de ce qui se fait couramment, valoriser mes prairies et pouvoir rentrer dans le marché du particulier. Finalement, tout est resté pareil, sauf que maintenant c’est de la viande que je propose ».

Presque un changement dans la continuité donc pour cette nouvelle aventure qui a la particularité supplémentaire de souscrire aux préceptes du bio. Les spécificités et les contraintes inhérentes à la certification sont exigeantes et prennent du temps. Elles ralentissent le démarrage mais n’entament toujours pas la motivation de Christophe, qui y voit immédiatement les avantages. « Le rapport à l’animal est différent. Avec le lait, c’est beaucoup plus intensif. Là, les bêtes sont uniquement nourries à l’herbe et au foin. Ça les rend moins fragiles et elles ressentent un vrai bien-être. C’est plus tranquille, plus rustique et, au final, plus agréable ».

La crise sanitaire liée au virus de la Covid-19 est un nouvel écueil sur le parcours. Heureusement, la fin d’année 2020 apporte quelques motifs de satisfaction, grâce à la saison des fêtes. « On a eu des bons retours. La viande du bœuf Angus est super tendre, très qualitative, ça a été beaucoup apprécié. On la vend par colis de 5 à 10 kilos, à 19 euros le kilo. Et tous les morceaux sont sous vide ». Signe de bon augure pour l’avenir : certains clients se disent très inspirés, « comme cette dame qui a posté une photo d’un bœuf Wellington sur notre page Facebook ! ». Et en effet, cette recette d’origine anglaise se marie parfaitement au bœuf Angus. Elle consiste en un rôti de filet de bœuf cuit en croûte dans une pâte feuilletée. Les ingrédients qui l’accompagnent sont souvent des champignons, de la truffe et du foie gras. Dans sa version, Gordon Ramsay y ajoute même du jambon de Parme et un soupçon de moutarde. L’ensemble peut être agrémenté d’une crème d’échalote flambée au cognac, et ce, pour être définitivement sûr de se fâcher avec son diététicien.

L’Angus du Pays de Caux sur Mon Panier 76