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Déchiffrer des lettres : phœnicoptéridés

Publié : Il y a 25 jours
©Marceau Bellanger

La réouverture aujourd’hui du parc de Clères est l’occasion idéale pour partir rencontrer ses pensionnaires et ainsi en savoir plus sur leur nom savant, telle la famille des phoenicoptéridés qui désigne les flamants.

Ce 19 mai n’est pas seulement le jour de la ruée vers les terrasses mais aussi celui de la réouverture du parc animalier et botanique de Clères. Nul doute que ses occupants à poils et à plumes saisissent l’importance de la date car cela fait plusieurs mois que le visiteur est une espèce totalement disparue. Vous allez de nouveau pouvoir apprécier murmures, palabres et cris de surprise émis par quantité de ouistitis, antilopes, wallabies et autres phœnicoptéridés.

Le terme, qui ne se laisse pas prononcer facilement, s’applique aux flamants. Il y en a deux espèces au parc de Clères, comme le confirme Alexandre Houalard, médiateur scientifique et culturel. « Nous avons des flamants rouges de Cuba et surtout une grande colonie de Phoenicopterus chilensis, des flamants roses du Chili, qui malgré leur nom, se trouvent sur tout le continent sud-américain ». Quasi menacés d’extinction, ces grands oiseaux aquatiques mènent une vie paisible en Seine-Maritime. À Clères, on en compte environ une centaine, au niveau du lac. « L’emplacement correspond à leur environnement de prédilection : les lagunes salées, où ils peuvent se regrouper, se nourrir et se reproduire en sécurité, jamais trop loin les uns des autres ».

Avec leurs pattes fines comme des allumettes, on pourrait croire que les flamants sont particulièrement fragiles mais il n’en est rien. Ils peuvent aisément survivre dans des conditions extrêmes : par grand froid, en altitude, ou baignant dans des eaux à plus de 60 degrés. D’un naturel placide et rarement encline aux prises de bec, l’espèce se reproduit une fois par an, généralement entre décembre et juin. L’acte obéit à deux principes immuables : la monogamie et le goût pour des chorégraphies endiablées. « Les flamants paradent groupés pour synchroniser la reproduction.  Ils dressent la tête puis la tournent de droite à gauche. Ils peuvent aussi faire le salut de l’aile en ayant la tête droite, le cou dressé et les ailes grandes ouvertes ».

Quand les flamants ne dansent ni ne flirtent en vue de concevoir un œuf par an, ils se régalent de petits crustacés, de plancton et d’algues. Leur bec recourbé est redoutable pour les capturer, surtout quand il se double d’une méthode infaillible. « Le flamant du Chili piétine très rapidement le sol pour mettre en suspension les petits organismes dont il se nourrit : il fait en moyenne 50 pas en une minute ! Et ce sont les aliments qu’ils consomment, souvent roses, qui lui donnent justement la couleur de son plumage ! »

 

Plus d’informations sur le parc de Clères :

Les horaires à compter du 19 mai 

Les services et les mesures sanitaires