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Hommage à Jean Lecanuet

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C’est sur sa tombe, à l'Abbaye de Saint-Georges-de-Boscherville, que le président du Département, Bertrand Bellanger, a rendu hommage à Jean Lecanuet ce matin, mercredi 4 mars, à l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance.   
Publié : Il y a 1 mois
4 mars 1920 : naissance de Jean Lecanuet à Rouen. Cent ans plus tard, le Département rend hommage à cet homme, devenu figure emblématique de la vie politique.
Président du Département, sénateur, ministre, chef de parti et candidat à l'élection présidentielle, il a marqué de son empreinte la IVe, puis la Ve République. Après cet hommage rendu ce matin à l'occasion du 100e anniversaire de sa naissance, l’année 2020 sera ponctuée d’autres événements en hommage à ce « Rouennais né à Rouen », comme il aimait le répéter :  

BIOGRAPHIE : 
Jean Lecanuet a vu le jour 4 mars 1920 à Rouen dans un milieu modeste de petits commerçants, originaires de la région de Vire.
Après d’excellentes études secondaires et supérieures - il a fréquenté l’école Bellefonds, le pensionnat Saint-Jean-Baptiste de la Salle, le lycée Corneille, puis le lycée Henri IV à Paris - il sera reçu, en 1942, premier, ex-aequo avec Maurice Clavel, à l’agrégation de philosophie. Il enseignera alors à Douai et à Lille, puis s’engagera dans la Résistance au sein d’un réseau franco-anglais. Arrêté par les Allemands, il réussira à s’évader. En 1945, sous l’impulsion de Pierre-Henri Teitgen, il choisira d’adhérer au Mouvement Républicain Populaire (MRP).
Abandonnant toute velléité de carrière universitaire, il se consacrera désormais exclusivement à la politique.
Elu député de Seine-Maritime en 1951, il deviendra conseiller municipal de Rouen en 1953, conseiller général de la Seine-Maritime ( MRP) en 1958, et sera réélu sans discontinuer au cours des mandatures suivantes jusqu’à la fin de sa vie. Devenu Président du Département en 1976, il le restera jusqu’en  février 1993, date de son décès.
Entre-temps, en 1959, il a été élu sénateur de Seine-Maritime, avant de devenir en 1960, président du groupe MRP du Sénat, puis, en 1963, président national du MRP.
Il se présente, en 1965, à la première élection présidentielle au suffrage universel voulue par le général de Gaulle. « Candidat démocrate, social, européen », il obtiendra 15,8 % des voix face au général de Gaulle et à François Mitterrand qu’il mettra en ballotage au premier tour. Suite à ce succès, Jean Lecanuet créera avec ses amis, en 1966, le Centre démocrate et en assurera la présidence.
Réélu sénateur en 1968, il deviendra, en 1971, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat. 
Successeur-désigné de Bernard Tissot à la mairie de Rouen en 1968, il le restera jusqu’à sa mort, constamment réélu par les Rouennais qu’il a su convaincre et fidéliser à sa cause. De 1973 à 1974, il exercera également les fonctions de président du Conseil Régional de Haute-Normandie.
En 1973, il sera reconduit dans son mandat de député de Seine-Maritime. Sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing, auquel il s’est rallié dès la première heure, offrant au futur président un important réservoir de voix centristes, il sera Garde des Sceaux dans le gouvernement Chirac (1974-1976), puis ministre d’État, chargé du plan et de l’aménagement du territoire dans le premier gouvernement Barre (1976).
Les militants centristes choisiront, en 1976, Jean Lecanuet comme président du Centre des démocrates sociaux (CDS), parti résultant de la fusion du Centre démocrate et du Centre démocratie et progrès (CDP). II le restera jusqu’en 1982.
Cette année-là, il sera réélu sénateur de Seine-Maritime et sera désigné en 1983, Président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées.
En 1978, Jean Lecanuet sera à l’origine de la création de l’Union pour la démocratie française (UDF), parti qu’il présidera pendant dix ans. 
En 1979, puis en 1984, Jean Lecanuet sera élu membre du Parlement européen et siègera au groupe démocrate-chrétien (Parti populaire européen).
Il retrouvera le palais du Luxembourg, qu’il affectionne particulièrement, à la fin de l’année 1986. Sénateur, Jean Lecanuet présidera jusqu’en 1993 la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées de la Haute Assemblée. 
Malgré l’épreuve d’une longue et douloureuse maladie, il fera face jusqu’à l’extrême limite de ses forces à la totalité de ses responsabilités politiques, locales, départementales et nationales. Il décèdera le 22 février 1993, n’ayant cessé jusqu’à son dernier souffle de combattre pour ses idées, c’est-à-dire celles d’une France sociale et plus juste au cœur d’une Europe solidaire et unie.