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Je n'ai jamais pris le funiculaire du Tréport

Publié : Il y a 2 mois

Cet été, l’équipe de la rédaction vous emmène découvrir les pépites de la Seine-Maritime. Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais encore jamais pris le funiculaire du Tréport. Vous non plus ? Magali Huc, responsable du pôle promotion-marketing de l’office de tourisme Destination Le Tréport-Mers nous propose une ascension vertigineuse.

Prenons la route

Magali Huc nous donne rendez-vous sur le parking du funiculaire : « il se trouve rue de la Télécabine, vous prenez le boulevard du Calvaire, et c’est au bout », précise-t-elle par téléphone.

Au départ de Rouen, il faut compter 1h15 de trajet, 1h25 en partant de Gournay-en-Bray et 1h50 du Havre. Et le détour en vaut la peine. A l’arrivée, c’est une vue à couper le souffle qui s’offre aux visiteurs : la côte d’Albâtre d’un côté, la côte Picarde de l’autre et au milieu, la mer, azur. Un parking souterrain et un autre en plein air permettent aux visiteurs de stationner pendant 24 heures pour 2,5 €.

Une ville à deux niveaux

Nous retrouvons Magali devant l’office de tourisme. « La Ville du Tréport a racheté cet espace il y a 30 ans, dans la volonté de remettre en service le funiculaire et de créer du stationnement pour désengorger la ville basse, assaillie en haute saison ». Car au Tréport, il y a la ville haute, abritant le quartier des Terrasses, une zone résidentielle, et en front de mer la ville basse, appelée le quartier des Cordiers. D’où l’idée de créer, dès le 19e siècle, un moyen de transport reliant ces deux parties. En raison de l’importance du dénivelé, les autorités de l’époque décidèrent de construire un funiculaire qui traverserait la falaise. En 1907, armés de pelles et de pioches, les ouvriers creusent la craie et dès 1908, les premiers passagers peuvent emprunter l’engin en bois.

 

L’évolution au fil du temps

Malgré le succès de ses débuts, le funiculaire ne fut pas remis en service après la Seconde Guerre mondiale et sa réquisition par les Allemands. C’est seulement dans les années 1950 qu’il suscitera de nouveau l’intérêt : il est alors réhabilité en téléphérique. Ici, comme à la montagne, on grimpe alors en haut de la falaise dans une cabine suspendue à un câble. Finalement, après une quinzaine d’années de fonctionnement, régulièrement interrompues par la récurrence de périodes de vents violents, le téléphérique est abandonné. « En 1992, la commune du Tréport rachète le site et remet en état le funiculaire, notamment avec l’aide du Département (1 125 000 €). Parkings, cafétéria et office de tourisme ont été installés à côté de la gare haute, permettant aux visiteurs de profiter de cette vue spectaculaire. Ce moyen de transport est un réel atout qui sert autant aux touristes qu’aux habitants, et même aux plus jeunes qui peuvent se rendre au collège et au lycée en funiculaire ! C’est aussi une étape incontournable pour les randonneurs du GR21 et les cyclistes de la Véloroute du lin qui passent par Le Tréport. »

©Destination Le Tréport-Mers

Alors on embarque ?

Nous voilà, toujours en compagnie de Magali, dans la gare haute du funiculaire. « Pour la pause WC, c’est au -1 », nous indique notre guide. Nous sommes prêts, il suffit, comme pour emprunter un ascenseur, d’appuyer sur un bouton pour que l’une des quatre cabines automatiques ouvre ses portes aux passagers. « Le voyage est gratuit et accessible aux personnes à mobilité réduite, aux vélos et aux poussettes », précise Magali.

Nous nous engageons pour une descente de 155 mètres dont 50 à travers la falaise au rythme d’un mètre par seconde. En moins de deux minutes, nous arrivons dans la ville basse, l’ancien quartier des pêcheurs. Ici, le front de mer nous ouvre les bras. Après une balade sur les galets, quelques pages d’un livre sur les transats de la cabane Lire à la plage installée tout l’été par le Département et une glace savourée en déambulant dans les ruelles du centre-ville, il est temps pour nous de remonter. Nous prendrons le funiculaire pour retourner au parking. Note pour les couche-tard : ce dernier fonctionne de 7h45 à 00h45 en période estivale. Et quant aux plus courageux, libre à vous d’emprunter les 365 marches pour une ascension sportive.

 

Plus d’informations :

https://www.ville-le-treport.fr/vie-quotidienne-le-treport/circuler-et-stationner-le-treport