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Les Valkyries de Normandie prises en Flagrant délit de victoire

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Équipe féminine alliant 3 clubs normands, les Valkyries de Normandie ont gagné la Coupe de France de Flag 2017. Mais qu’est-ce que le Flag, au juste ?
Publié : Il y a 2 mois

Du contact fougueux, des casques solides et des courses effrénées à travers plusieurs yards…même si le sport est peu pratiqué ici, le football américain est relativement bien connu sous nos latitudes. Peut-être en grande partie grâce aux souvenirs de scènes vues dans des séries ou des films hollywoodiens. Si l’on modifie quelques fondamentaux de ce sport, on aboutit à plusieurs variantes possibles comme le « Flag » par exemple. David Aze, l’entraineur-défense des Valkyries de Normandie – une entente de 3 clubs : les Salamandres du Havre, les Crazy Bees de Barentin et les Asgards d’Evreux – en propose une définition précise : « le Flag, C’est un jeu de gagne-terrain. Ça se joue à 5 contre 5, soit en mixte soit entre garçons, soit entre filles. L’objectif, c’est d’atteindre l’en-but adverse, le ballon en sa possession. L’attaque se décompose en 2 temps. L’équipe attaquante doit d’abord atteindre le milieu du terrain. Pour cela, elle dispose de 4 tentatives. Une fois la première étape réussie, les attaquants ont 4 autres tentatives pour faire avancer le ballon jusqu’à la zone d’en-but adverse ».

Mais pour David, spécialiste des blocs défensifs et de la discipline qu’il a pratiqué durant 18 saisons au niveau international en remportant notamment 2 coupes du monde, quel est le meilleur moyen de chaparder le précieux ballon pour l’équipe subissant l’assaut adverse ? « Pour stopper la progression de l’attaque, on peut soit récupérer le ballon, soit déflaguer le porteur, c’est-à-dire arracher une des deux bandes de tissu que chaque joueur porte à la ceinture. Cela symbolise un plaquage réussi et donc une neutralisation de l’adversaire.  Tout cela se fait sans le moindre contact ».

Cette alliance entre trois clubs normands a formé une équipe déjà vieille de 5 ans d’existence. David l’entraine depuis 2 ans en compagnie d’un autre coach qui lui, gère la partie offensive de la formation. Les divers horizons géographiques aboutissent à un ensemble hétéroclite et œuvrant en une synergie efficace, comme le prouvent les bons résultats au fil des années et bien évidemment la Coupe de France 2017 remportée en février dernier, « la force de ce sport, c’est aussi de faire se rencontrer des gens qui n’ont rien en commun au départ. J’ai des joueuses qui viennent de milieux urbains comme ruraux. Notre cadette a la vingtaine et notre doyenne, la quarantaine, l’amplitude des âges est particulièrement vaste. Ces profils atypiques surprennent toujours les équipes adverses d’ailleurs. Maintenant, et c’est le plus important sportivement comme humainement, la somme de leurs motivations fait qu’elles se dépassent pour atteindre un objectif commun. Moi, je m’efforce de les guider en leur donnant des clés de jeu et de lecture. Tout en gardant présent à l’esprit trois mots importants : plaisir, partage et victoire ». Des priorités qui ont été largement respectées lors de la finale de la compétition. Les Valkyries ont pris le dessus sur les Redlips d’Asnières au terme d’une rencontre très disputée s’achevant sur une prolongation dite « mort subite » (où la victoire échoit à la première équipe qui marque). Un trophée remporté sur le score de 26 à 20 au bout d’un suspense insoutenable. Comme à la fin d’un film d’action américain.