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Terres de Paroles : les lecteurs rendent leur verdict !

Publié : Il y a 4 mois
Le festival Terres de Paroles célèbre la littérature contemporaine à travers des spectacles, rencontres, concerts et performances. Se déroulant à l’automne et naviguant autour d’une trentaine de communes de la Seine-Maritime, l’évènement permet de faire découvrir au public une myriade d’auteurs et d’artistes.  Avec son Prix des lecteurs, Terres de Paroles continue à défricher le paysage littéraire actuel, en proposant au public de choisir son œuvre préférée parmi 8 livres.

La sélection 2019/2020, consacrée aux nouvelles et aux textes courts,  a ainsi permis de mettre en lumière les 8 œuvres suivantes :

Des mirages plein les poches, de Gilles Marchand (Au Forges de Vulcain, 2018)
Un musicien de rue, un homme qui retrouve sa vie au fond d’une brocante, des chaussures qui courent vite, deux demi-truites, une petite lampe dans un couffin, le capitaine d’un bateau qui coule, la phobie d’un père pour les manèges, un matelas pneumatique… On ne sait jamais qui sont les héros des histoires de Gilles Marchand : objets et personnages se fondent, se confondent et se répondent chez cet auteur qui sait, comme nul autre, exprimer la magie du réel. Sous ses airs de fantaisiste, il raconte la profondeur de l’expérience humaine.
 
Je vous embrasse, de Pascale Pujol (Lunatique, 2018)
Un homme, une femme, et Paris pour décor de cette histoire d’amour languissante. Jeu de séduction, jeu d’illusions, plein de promesses non dites, de gestes attendus et de baisers espérés. Mais, la belle n’est pas bête, et se rebelle. Mots vengeurs, jamais rageurs, tout en délicatesse et subtilités de langue. Pascale Pujol dépoussière avec Je vous embrasse les codes courtois des amours galantes.
 
J’entends des regards que vous croyez muets, d’Arnaud Cathrine (Gallimard, 2019)
« Je passe mon temps à voler des gens. Dans le métro, dans la rue, au café, sur la plage. Ce peut être une femme, un homme, un adolescent, une enfant, un couple… J’ai toujours un carnet et un stylo sur moi. Je tente de les deviner, aucun ne doit me rester étranger, je veux les garder, je finis par les inventer, ce que je nomme voler. »
Avec ces soixante-cinq récits brefs, Arnaud Cathrine capte les vies potentielles de celles et ceux qu’il croise, tout en renvoyant aux fantasmes de celui qui les regarde. 
 
La Tendresse du crawl, de Colombe Schneck (Grasset et Fasquelle, 2019)
«  J’avais connu une succession d’hommes, pourtant je passais davantage de temps à imaginer l’amour qu’à le vivre.  J’avais si peur de la réalité. Et puis je retrouve Gabriel, croisé au lycée, à quinze ans. Tout au long de nos neuf mois d’amour, la peur revenait s’installer. Parfois je l’imaginais avec une autre, le plus souvent disparu, blessé, mort. La première fois, il ne m’avait pas téléphoné pendant 24 heures. Le lendemain, il était là, devant moi, me souriant et moi souriant de mon inquiétude ». Un homme, une femme, des retrouvailles. Et l’amour, enfin, peut-être.
 
Nouveaux éléments sur la fin de Narcisse, d’Eric Faye (Editions Corti, 2019)
Voici une quinzaine de nouvelles, absurdes ou fantastiques, à prendre de préférence le matin, avant de poser pied dans le monde et de recommencer à vivre. Leur auteur rôde sur la frontière entre le réel et l’irréel, où bien des questions lui viennent : comment continuer à vivre si, d’un jour à l’autre, vous vous mettez à entendre les pensées d’autrui ? Un mort peut-il tenter de vous téléphoner ? Quelle est cette femme que, toute votre vie durant, vous ne voyez que dans des miroirs, et qui jamais ne prend une ride ? 
 
Une longue impatience, de Gaëlle Josse (Les Editions noir sur blanc, 2018)
Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans un village de Bretagne, sa mère Anne voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille. Chaque jour, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.
 
 Vies conjugales, de Bernard Guiriny (Rivages, 2019)
Une course organisée par la fantasque association des sédentaires de Paris. Une exposition sans œuvre d’art. Cinq petits sosies machiavéliques qui terrorisent le personnel et les autres élèves de leur école communale. Un grand romancier qui réalise des interviews posthumes. En une vingtaine de textes grinçants, burlesques ou fantastiques, les vies se conjuguent et les amours se déclinent.
 
Vigile, de Hyam Zaytoun (Le Tripode, 2019)
Un bruit étrange réveille une jeune femme dans la nuit. Lorsqu’elle allume la lampe, elle découvre que l’homme qu’elle aime est en arrêt cardiaque. Avec une intensité rare, Hyam Zaytoun confie son expérience d’une nuit traumatique et des quelques jours consécutifs où son compagnon, placé en coma artificiel, se retrouve dans l’antichambre de la mort.
 
Les comités du Prix ont été organisés dans les librairies et médiathèques partenaires du festival à travers tout le département en septembre dernier. Et ainsi, c’est ce jeudi 7 mai que le résultat de leurs réflexions va être livré en vidéo sur le site internet de Terres de Paroles.

L’annonce du lauréat sera suivie de son interview ainsi que de la lecture d'extraits du texte par la comédienne Marie-Charlotte Dracon. Une présentation du Prix des lecteurs "Premières Paroles" 2020 terminera cette vidéo. Cette dernière sera également visible sur Youtube, Facebook et Instagram.

Pour en savoir plus sur le Prix des lecteurs 2020, toutes les informations figurent sur cette page