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Viviane Asseyi à la conquête du monde

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A un mois très exactement du lancement de la Coupe du monde de football féminin, revenons sur le parcours de Viviane Asseyi, originaire du Petit-Quevilly, attaquante aux Girondins de Bordeaux et sélectionnée la semaine dernière pour représenter l'équipe de France.
Publié : Il y a 2 mois
Le Département de la Seine-Maritime vous avait mise à l’honneur à l’occasion de la cérémonie des podiums du sport en  2009… Dix ans se sont passés…Imaginiez-vous à cette époque que votre parcours déjà prometteur vous emmènerait jusqu’à jouer en équipe de France et peut être une  Coupe du monde ?
Je n'aurais jamais imaginé à cette époque avoir le parcours que j'ai aujourd'hui. J'étais très jeune, je pensais plus à continuer à jouer et prendre du plaisir avec mon équipe de garçons à l'US Quevilly. Je savais que ce serait ma dernière année en football masculin.

Remarquez-vous une évolution sur l’intérêt porté au football féminin ? Pensez-vous que cette Coupe de monde va inciter d’autres petites filles à pratiquer ce sport, comme vous l’aviez été par la Coupe du monde de 1998 ?
Je remarque en effet une nette évolution. L'intérêt pour le football féminin ne cesse d'évoluer grâce aux résultats des équipes françaises en Ligue des Champions, l'équipe de France et le championnat. Le retransmission de nos matches à la télévision permet aux gens de regarder davantage notre championnat et de voir aussi des équipes que l'on a pas l'habitude de voir. Le football féminin est aussi présent sur les réseaux sociaux. C'est devenu un bon moyen de communication dans le monde entier.
Je sais que le nombre de licenciées en France ne cesse d'augmenter. Il y a de plus en plus de créations de clubs de football exclusivement féminins ou encore l'apparition de pôles féminins. Je pense fortement que cette Coupe du monde va inciter d'autres filles à pratiquer ce sport. Que ce soit en Club ou en équipe de France, je remarque que nous sommes toutes des exemples pour ces jeunes joueuses. Je souhaite donc à toutes ces filles, qui ne font toujours pas de sport, d'avoir le même déclic que j'ai eu en 1998. Et à celles qui jouent déjà au foot, de ne pas abandonner et de toujours croire en leurs rêves. Personnellement, avec du recul, la Coupe du monde 1998 a changé ma vie, donc je le souhaite à toutes ces petites filles.

Que représente pour une joueuse française le fait de jouer une Coupe du monde chez soit dans son pays ?
Le fait de pouvoir représenter son pays dans un match international est déjà quelque chose de grand et d'incroyable. Quand tu mesures la chance que tu as de porter ce maillot dans n'importe quel match international, tu te rends compte qu'énormément de personnes aimeraient être à ta place et tu savoures encore plus.
Je pense que pour toutes les joueuses françaises le fait de participer à une Coupe du monde en France est un rêve. C'est une très grande compétition, mais la jouer en France, dans son pays, est extraordinaire et n'arrivera pas souvent.

Quelle est la journée type d’une joueuse en équipe de France ?
Il n'y a pas vraiment de journée type en équipe de France. Tous les jours sont différents. Un jour il peut y avoir un entraînement, le lendemain deux et un autre jour c'est le match. Tous les jours nous mangeons, faisons la sieste et nous travaillons à l'entraînement. Je pense que c'est vital pour être performantes.

Votre emploi du temps vous permet-il de revenir de temps en temps en Seine-Maritime ?
J'avoue que je n'ai pas beaucoup de temps quand nous sommes en pleine saison de Championnat. Nous n'avons pas beaucoup de week-ends de libre. Mais dès que je peux je rentre directement à Quevilly car ma mère et le reste de ma famille y habitent toujours. La majorité des grandes vacances et les vacances de Noël je les passe là-bas. J'ai mes amis d'enfance aussi.
De plus j'ai la chance et l'honneur d'être la marraine de la section féminine de l'US Quevilly. C'est très important pour moi car c'est là que tout a commencé. En effet, c'est grâce à ce club que j'ai pu réaliser mon rêve de jouer au foot. Je leur dois tout. Je suis très reconnaissante et j'en suis fière. Surtout quand je vois que cette section ne cesse de grandir dans le foot. J'ai eu l'occasion de passer beaucoup de temps avec les filles, leurs parents et les dirigeants, et ce sont tous des personnes incroyables. Je prends énormément de plaisir à aller les voir et sans le savoir, ils me rendent meilleure. Je sais que mon passage fait plaisir à tout le monde et quand je vois le bonheur dans les yeux de ces petites filles, je me dis que quand j'étais à leur place, j'aurais aimé que l'on prenne du plaisir avec moi. La Seine-Maritime est toute ma vie, c'est donc une ressource pour moi et j'y vais dès que je le peux.