Vos services Vos élus Vos sorties
AccueilActualités

Zéro phyto et rencontres pour la transition énergétique

Retour
Depuis 1er janvier 2017, et en application de la loi de transition énergétique du 18 août 2015, l’État, les collectivités locales et les établissements publics n’ont plus le droit d’utiliser des pesticides de synthèse dans les espaces verts, promenades, forêts et voiries. Un véritable enjeu pour la santé et pour l’environnement que le Département soutient à travers la mise en place d’un accompagnement financier et technique des communes sur son territoire.
Publié : Il y a 20 jours
Zéro phyto. L’avez-vous remarqué ? Depuis quelques années, les pissenlits verdissent les trottoirs, les coquelicots égayent les cimetières, le millepertuis colorent le bitume. Le terme “mauvaise herbe“ aurait-il disparu avec la mise en application de l’article 68 de la loi de transition énergétique ? Pas tout à fait. Car si les herbes folles ne sont plus chassées à coup de produits phytosanitaires, les communes cherchent des alternatives pour limiter leur progression. Une nouvelle gestion des espaces verts pas toujours facile à mettre en place qui requiert à la fois l’apprentissage de pratiques nouvelles ou un savoir-faire ancestrale à se réapproprier et engendre un coût d’investissement pour les collectivités.
 
Accompagnement. Et c’est là qu’intervient le Département de la Seine-Maritime. Premier partenaire des communes, il les accompagne depuis 2016 vers le zéro phyto à travers des subventions et des conseils techniques sur les pratiques de gestion des espaces publics. Pour les informer au mieux, des rencontres sont organisées à travers le territoire. Elles abordent tous les aspects du changement : techniques déployées, problématique des espèces envahissantes, modification du cadre de vie et communication auprès des habitants qu’il faut souvent rassurer.
 
Enquête. Pour mesurer les résultats du dispositif financier mis en place par le Département, une enquête a été menée auprès des collectivités bénéficiaires. Sur une centaine de communes accompagnées, 44 ont répondu. 91 % d’entre-elles sont en zéro phyto sur l’ensemble de leurs espaces publics ou souhaitent y parvenir. Pour les communes utilisant encore des produits phytosanitaires, 100 % en appliquent dans le cimetière et 25 % sur le terrain de sport. De même, 2/3 des collectivités ont réalisé un plan de gestion des espaces publics pour adapter les pratiques. Ces études conseillent et apportent des solutions en matière d’organisation et d’objectifs de gestion dont l’action préventive est la première à mener.
 
Retour d’expériences. En effet, la prévention est la première solution au désherbage car elle permet d’en limiter les besoins et donc de gagner du temps. Elle passe notamment par le paillage, l’utilisation de plantes couvre-sols, la végétalisation d’espaces pour limiter les surfaces à entretenir, la réfection des joints de voirie… D’autres techniques adaptées à une gestion différenciée sont employées par les collectivités consultées avec des taux de satisfaction plus ou moins encourageants. L’éco-pâturage, le matériel mécanique (brosses, balayeuses…) manuel (houes maraîchères, herses…), le matériel thermique et les désherbants autorisés sont également quelques-unes des alternatives aux produits phytosanitaires dont les retours d’expérience seront abordés lors de ces rencontres. Des communes y témoignent des bénéfices induits par ces nouvelles pratiques mais également des difficultés rencontrées et des multiples réflexions complémentaires qui y sont liées.
 

Les dates, lieux et horaires des prochaines rencontres :
7 novembre : Forges les Eaux - Théâtre Municipal
19 novembre : Saint Nicolas d’Aliermont - Salle des 4 vents
De 16h30 à 19h (accueil à 16h00)

Le programme :
16h45 / 17h30 : présentation d’un état des lieux départemental des pratiques de gestion des espaces publics
17h30 / 18h45 : échanges, avec la salle, basés sur les retours d’expériences de plusieurs communes témoignant des moyens développés pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires