Vos services Vos élus Vos sorties
AccueilCitoyennetéEgalité et lutte contre les discriminationsExcision

Excision

En France, c'est interdit par la loi. En Afrique, de nombreux pays interdisent l'excision
Publié : Il y a 4 mois

Protégeons nos petites filles de l'excision

Que sont les mutilations sexuelles féminines?

Toute intervention pratiquée sur les organes génitaux féminins sans raison médicale, et notamment :

Où sont-elles pratiquées ?

Les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées par différentes ethnies dans de nombreux pays africains. L'excision est surtout pratiquée en Afrique de l'Ouest et en Égypte, tandis que l'infibulation est courante en Afrique de l'Est.

Les mutilations sexuelles féminines concernent une femme sur trois sur le continent africain, c'est-à-dire environ 130 millions de femmes, avec 3 millions de nouveaux cas par an.

Les mutilations sexuelles féminines sont également observées dans la péninsule arabique, notamment au Yémen et à Oman, ainsi qu'en Malaisie et en Indonésie.

Avec les flux migratoires, on retrouve les populations qui pratiquent les mutilations sexuelles féminines dans plusieurs pays européens. En France, on estime que 65000 femmes et fillettes sont mutilées ou menacées de l'être. Elles sont notamment originaires de la Côte d'Ivoire, de l'Égypte, de la Gambie, de la Guinée Conakry, du Mali, de la Mauritanie, du senegal et de la Somalie.

Pourquoi ces pratiques ?

© stock.xchng

 

Quelles sont les conséquences des mutilations sexuelles féminines ?

Les conséquences immédiates : une douleur intense, intolérable, accompagnée de peur, d'angoisse et parfois d'un grave état de choc. Un saignement, qui peut être hémorragique et entraîner la mort et des brûlures à l'émission des urines.

Les conséquences ultérieures et à tout moment de la vie de la fillette ou de la femme mutilée : des infections vulvaires, urinaires, gynécologiques, qui peuvent évoluer en septicémies et provoquer la mort ou entraîner une stérilité, des accouchements difficiles : une femme excisée est menacée bien plus souvent qu'une autre de déchirure du périnée, une femme infibulée et l'enfant à naître sont en danger de mort, la diminution ou la disparition de la sensibilité des organes génitaux, ce qui entraîne l'insatisfaction sexuelle, des rapports sexuels très douloureux, de graves répercussions sur la santé mentale : anxiété, angoisse, dépression pouvant conduire au suicide.

Toutes ces souffrances sont inutiles et doivent être évitées. En Afrique, des parents en sont aujourd'hui convaincus et refusent ces souffrances pour leurs filles. Des comités de lutte contre les pratiques néfastes à la santé se sont constitués dans de nombreux pays africains. En France, des hommes et des femmes combattent ces pratiques.

N'hésitez pas à en parler à votre médecin, à votre centre de PMI, au centre de planification et d'éducation familiale…

Existe-t-il une chirurgie réparatrice ?

C'est ainsi que de nombreux parents et des exciseuses ont été condamnés en Cour d'assises, certains à des peines d'emprisonnement ferme. Une action en justice peut être engagée 20 ans après la majorité de la victime (c'est-à-dire jusqu'à ses 38 ans).

La loi française s'applique aussi lorsque la mutilation est commise à l'étranger. Dans ce cas, l'auteur, qu'il soit français
ou étranger, pourra être poursuivi en France, à condition que la victime soit de nationalité française ou, si elle est étrangère, qu'elle réside habituellement en France (article 222-16-2 du Code Pénal).


LES LÉGISLATIONS AFRICAINES

En Afrique aussi, des lois interdisent les mutilations sexuelles féminines, notamment dans les pays suivants : Bénin, Burkina-Faso, Centre Afrique, Côte d'Ivoire, Djibouti, Égypte, Ghana, Guinée Conakry, Kenya, Libéria, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Togo, Tanzanie…

© stock xchng

LES CONVENTIONS INTERNATIONALES

Différentes conventions internationales dénoncent les pratiques discriminantes à l'égard des femmes et des enfants :


QUE FAIRE en cas de menace d'excision de fillettes ou d'adolescentes, en France ou à l'étranger ?

Toute personne, médecin ou simple citoyen, qui a connaissance d'un tel risque a l'obligation de signaler que cette fillette est en danger. L'abstention constitue une infraction pour non-assistance à personne en danger, sanctionnée par l'article 223-6 du Code pénal.

Pour cela, appeler soit :

Plus d'informations :

fédération GAMS
http://federationgams.org/
Permanences : Maison du patient, hôpital Flaubert, 55 bis rue Gustave Flaubert, au Havre. Inscriptions 06 30 36 42 42 - gamshautenormandie@gmail.com

Téléchargements

Protégeons nos petites filles de l'excision Protégeons nos petites filles de l'excision Il y a 5 ans

A lire également