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''Rouen, itinéraire autour de l'instant''

Publié : Il y a 4 ans

Avec ses monuments, ses quais, ses ruelles, Rouen inspire de nombreux artistes. Pissarro viendra y peindre ses vues du port, sa rue de l'Épicerie, ses ponts et ses toits et Monet fera de sa cathédrale un monument incontournable. L'école de Rouen représentée notamment par Albert Lebourg sera d'ailleurs créée dans la lignée des Impressionnistes.


Vue générale de Rouen,
Claude Monet, 1892. L'instant à Rouen étape n˚1.
Dans l'oeil de Claude Monet qui a posé son chevalet sur la colline Sainte-Catherine, Rouen n'est qu'un horizon de brumes laiteuses où seules se dressent les flèches de la cathédrale et le clocher de Saint-Maclou. En 1892, le peintre a entrepris de réaliser son ambitieuse fresque de la cathédrale, qui de toile en toile, reproduira au fil des heures toutes les nuances du soleil sur la pierre. Pour s'imprégner du monument, il commence par l'observer de loin.

La rue de l'Épicerie, Camille Pissarro, 1898. L'instant à Rouen étape n˚2.
Les boutiques de la rue de l'Épicerie sont ouvertes et quelques badauds se promènent sur le pavé. En toile de fond se dessinent la ville et son imposante cathédrale. Installé à Eragny-sur-Epte, près de Gisors, Camille Pissarro se rend régulièrement à Rouen en 1896, puis de nouveau en 1898 pour y peindre une vingtaine de toiles dont trois sont consacrées à cette désormais célèbre rue de l'Épicerie.





La cathédrale de Rouen, le portail, soleil matinal

Claude Monet, 1894. L'instant à Rouen étape n˚3.
Pas moins de trente versions de la façade occidentale de la cathédrale de Rouen seront réalisées par Claude Monet entre 1892 et 1893. Une prouesse artistique jamais égalée. Au fil des heures et des variations météorologiques, l'artiste a choisi de se concentrer sur cet unique motif pour comprend re l'effet de la lumière et en saisir toutes les nuances.





Port de Rouen, Saint-Sever, Camille Pissarro

La ligne droite du fleuve construit la perspective autour de laquelle s'organise la vie laborieuse d'un quartier ouvrier avec ses austères entrepôts, ses quais en désordre et ses cheminées fumantes.
C'est en 1890, qu'après avoir consacré sa peinture essentiellement à la nature et aux paysages ruraux, Camille Pissarro découvre le motif urbain. Intéressé par les idées du socialisme naissant, l'artiste n'hésite pas alors à faire du “petit peuple” le héros ordinaire de ses peintures.
Et à la différence de Claude Monet absorbé dans la déclinaison d'un même sujet, Camille Pissarro préfère différencier les points de vue. Ici, c'est le monde du travail qu'il raconte avec l'industrie naissante et la frénésie des ports et toujours ce goût marqué pour la composition. L'effet de perspective est donné par le fleuve rectiligne et la juxtaposition dedifférents plans : le ciel, profond et pâle, la colline, fondue dans le lointain et les quais fumant de vapeur.



Positionnement des tables impressionistes.