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Les espèces invasives

Qu'il s'agisse de la faune ou de la flore, les espèces invasives ont un impact non négligeable sur la biodiversité, les infrastructures, la santé publique. Ces espèces coûtent à l'Europe près de 12 milliards d'euros chaque année à la fois pour réparer les dégâts occasionnés mais aussi pour financer les campagnes de luttes. La France dépense quant à elle 38 millions d'euros pour lutter contre ces colonisateurs quelque peu envahissants et la Seine-Maritime n'est pas épargnée par ces fléaux. Heureusement des solutions existent...
Publié : Il y a 7 mois

Espèces végétales invasives,
pas de panique !

Près de 80 % des communes de la Seine-Maritime ont au moins une espèce exotique envahissante sur leur territoire. Quelles sont les répercussions ?

Vendue dans les jardineries, vous pouvez facilement vous laisser séduire par son exotisme et ses qualités ornementales. Mais la petite plante peut vite devenir encombrante au point de ne plus pouvoir vous en débarrasser. La Renouée du Japon fait partie de la soixantaine d'Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) recensées en France. Tout comme elle, le Buddléia de David ou “arbre à papillon”, le laurier-cerise, et le bambou pour les plus connues, ont été introduites par l'homme, de manière volontaire ou non, et prolifèrent à une vitesse telle qu'il est difficile de contenir leur progression. Elles perturbent l'écosystème, ont des répercussions économiques sur le milieu agricole et les infrastructures routières et engendrent des problèmes sanitaires : toxicité, allergies ou même blessures comme la Berce du Caucase (en photo) dont la sève, en contact avec le soleil, provoque des brûlures cutanées importantes. Chaque année en France ce sont 38 millions d'euros qui sont dépensés pour lutter contre ces colonisateurs. Assistance technique auprès des collectivités, sensibilisation auprès des élus, des agents techniques et des habitants, le Département mène des actions pour éliminer ou contenir les EEE sur son territoire. Si vous êtes concerné, pas de panique... l'important est de ne pas agir avant de vous être renseigné sur les consignes à appliquer car toute action inappropriée peut aggraver la situation. Des conseils pratiques de gestion prodigués par la direction de l'Environnement sont consultables sur le site du Département.


Frelons asiatiques : les vrais dangers

Vespa velutina... un si joli nom latin pour un insecte qui n'inspire que peur et danger. Mais pour quelles raisons faut-il s'inquiéter du frelon asiatique ?

Grand voyageur, le frelon asiatique a été introduit accidentellement par l'homme dans le Sud-Ouest de la France en 2004. Une seule femelle cachée dans une poterie est à l'origine d'une armée de frelons génétiquement équipés pour s'adapter facilement à nos climats jusqu'à progresser vers le Nord en une dizaine d'années et atteindre la Normandie en 2013. Un exploit qui lui donnera le titre “d'espèce exotique envahissante”. Contrairement aux idées reçues, le frelon asiatique n'est pas plus dangereux pour l'homme que les autres hyménoptères (guêpes, frelons communs, bourdons). Il représente surtout un danger pour les personnes allergiques, immunodéficientes, les enfants et les personnes âgées. Si vous vous faites piquer les réflexes sont donc les mêmes et en cas de réaction allergique (gêne respiratoire ou piqûres multiples) appelez le 15 ou le 112. Le frelon asiatique n'attaque que s'il se sent agressé. Une conduite prudente s'impose donc si vous découvrez un nid. Tenez-vous à distance et n'essayez pas de le décrocher vous-même. Inutile de déranger les pompiers, ils ne se déplacent qu'en cas d'urgence absolue ou pour sécuriser les espaces publics. Créée à l'initiative de l'état et financée par les Conseils départementaux 27 et 76, une plateforme va être chargée de recenser et de centraliser l'ensemble des demandes de destruction de nids. Vous serez ainsi orientés vers des professionnels agréés. Par ailleurs, un dispositif de soutien va être mis en place par le Département pour participer au financement de la destruction de ces nids. Si le frelon asiatique a été classé "danger sanitaire de 2e catégorie" en 2012, c'est aussi pour les dégâts qu'il occasionne sur l'écosystème et notamment les abeilles butineuses qui représentent de 45 à 80 % de son régime alimentaire. Une menace grave pour la filière apicole et la biodiversité, car l’abeille contribue à la reproduction de 80 % des espèces de plantes à fleurs.

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Les espèces exotiques envahissantes Il y a 8 mois