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Claudia Hobel, partition à quatre mains

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Claudia Hobel, partition à quatre mains

Maître artisan en métiers d'art, Claudia Hobel exerce la profession de luthière. Une vocation interprétée à quatre mains avec ses clients musiciens.En poussant la porte de l'atelier situé rue du Petit Porche à Rouen, le visiteur entre dans l'univers de Claudia Hobel, un autre monde où le temps semble s'être arrêté. Suspendus comme des trophées, des dizaines de violons tapissent les murs avec élégance. Une odeur rassurante de bois et des effluves de vernis flottent dans l'air. La radio qui grésille sur une fréquence de musique classique et le téléphone qui résonne subitement ramènent à la réalité. Vêtue de son tablier bleu, la luthière évolue ici, solitairement, comme un poisson dans l'eau. Si cet isolement fait partie du métier de Claudia Hobel, la partition se joue néanmoins à quatre mains.

« J'essaie les instruments avec mes clients qui expriment leur désir. À partir de là, mon seul objectif est de les satisfaire. Le client est roi et je suis au service du musicien. »
Un instrument désaccordé, une corde cassée, une cheville qui ne tourne pas rond, Claudia Hobel trouve toujours la solution. «
Comme en médecine, cela va d'une simple intervention à une importante opération qui nécessitera une convalescence plus ou moins longue pour l'instrument. »

Du doigté et de l'oreille

La restauration requiert ainsi une importante culture technique et musicale. « Dans la lutherie, tout le monde est plus ou moins musicien, mais tout s'apprend par la technique. La lutherie est effectivement une science exacte, même si elle utilise un côté artistique » Pour devenir luthier, l'apprentissage s'avère par conséquent relativement long. Après trois ans d'école en Allemagne, Claudia entame un tour de France et d'Europe chez des maîtres artisans durant plus de quinze ans avant de s'installer en 1994 non loin de la place de Rougemare à Rouen. Le luthier possède également un sens musical développé.

Pour Claudia, tout a commencé, comme pour beaucoup d'enfants, par l'apprentissage du piano dès l'âge de six ans. Quatre ans plus tard, elle choisit finalement le violon et c'est à quinze ans, en découvrant l'existence du métier de luthier, qu'elle se met en tête secrètement de choisir cette voie. Si elle n'avait pas été luthière, Claudia aurait vraisemblablement travaillé proche de la nature, « mais lorsque l'on fait ce choix, c'est à 100 % et pour la vie… »