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Jean Gaumy : photographe et Académicien

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Publié : Il y a 2 mois
Comment avez-vous vécu votre installation à l’Académie des beaux-arts ?
C’est un rituel assez impressionnant, surtout quand on y est l’acteur principal…
Il se déroule sous la coupole historique de l’Institut français. C’est le même rituel que celui de l’académie des lettres dite “Académie française”. Quatre cents personnes de toutes provenance étaient présentes. Ce n’était vraiment pas le moment de se faire trop déborder par l’émotion ou la timidité.
J’y ai brisé au moins une des conventions. Pour la première fois dans l’histoire des académies, l’épée traditionnelle s’est transformée, avec l’aide de Yves Coppens, en un petit objet de 19 cm gravé par sur un os de renne il y a 15 000 ans. Et comme je n’ai pas de prédécesseurs sur ce nouveau fauteuil que j’inaugure, j’ai parlé lors du traditionnel discours de quatre photographes décédés qui auraient pu être académiciens si la photographie avait été intégrée plus tôt au sein de l’Académie des beaux-arts. Alors qu’elle existe depuis 200 ans, la photographie a rejoint l’Académie il y a seulement une dizaine d’années. Nous sommes actuellement quatre photographes. C’est peu et c’est dire qu’au-delà d’une certaine reconnaissance, il y a surtout une vraie responsabilité à tenir face à tous mes confrères photographes, qu’ils soient académiciens ou non.

Quel est votre rôle/mission en tant qu’Académicien ?
Il s’agit selon son expérience et ses champs d’expertise de conseiller, d’influer auprès de l’état et de grandes structures culturelles publiques ou privées sur des décisions majeures en matière d ‘éducation artistique, de productions audiovisuelles, de spectacles vivants et de photographie bien sûr …
Il s’agit aussi de soutenir la création artistique. Il y a pour cela et depuis longtemps de nombreuses aides et prix très importants.
Et justement, avec mes collègues académiciens de la section photographie nous sommes en train de finaliser la mise au point d’un prix très important appelé à consacrer mondialement, tous les deux ans et au nom de la France, l’œuvre de photographes internationaux.
D’autre part, à titre personnel, je viens d’intervenir très récemment pour épauler un dossier qui va être porté à la connaissance du Président de la République et qui concerne la candidature à l’Unesco du phare de Cordouan qui se situe à 7 km au large de l’embouchure de la Gironde et qui est le plus vieux phare en mer du monde.
J’agis aussi pour qu’une académie hors les murs existe et incite nombre de mes collègues à travailler et collaborer à compétence égale avec les créateurs des pays concernés. Pour engager le mouvement, je suis allé, il y a un an, au Niger avec un ami ethnologue pour collaborer avec un dessinateur nigérien. Nous espérons le rejoindre dans quelques mois. Nous travaillons ensemble sur un projet visuel concernant la vie du pays. Ce projet en cours sera l’objet d’un livre et d’expositions en France, au Niger et ailleurs.