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Miss Ming au pays de Candy

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Publié : Il y a 4 ans

Ce qui touche en premier chez Candy Ming, c’est son sourire et la douceur qu’il diffuse dans l’air. Ce sourire  évoque un peu celui énigmatique de La Joconde, ou d’une fée, voire d’une sirène. Des êtres d’univers différents, lointains, merveilleux.  Et cela tombe bien, car l’art de la conversation avec elle est d’abord l’art du  patchwork mental, un gymkhana intellectuel où se métissent l’imaginaire, le rire et la poésie. Aborder la dispute sous un angle  rationnel s’avère vain et stérile. Il vaut mieux se laisser bercer par ses jeux de langage et  sa malice. Il y a en effet comme une boule à facettes accrochée en elle et dont les couleurs zèbrent les paroles.

Sa naissance ? Il y a un siècle, en plein Atlantique, pendant le naufrage du Titanic (elle, la Dieppoise, âgée seulement d'une vingtaine d'années).
Comment  se définit-elle ? Comme un « ornithorynque hermaphrodite » à cheval sur 3 signes du zodiaque : scorpion, poisson et gémeaux, et tiraillée entre 3 passeports : la France, la Belgique et celui du Groland, ce pays inventé  par les affreux jojos libertaires et paillards Gustave de Kervern et Benoît Delépine.

C’est grâce à ces derniers qu’elle fait ses débuts  sur le grand écran, avec “Louise Michel”, où elle incarne une tueuse en phase terminale et dans “Mammuth”, aux côtés de Gérard Depardieu. Au-delà des concours de poésie et des jeux d’improvisation entre eux, un point commun les relie autour de la Seine-Maritime : « Dieppe est l’une de mes villes préfé- rées, comme Depardieu, d’ailleurs. Il trouve  que l’on y pêche le meilleur poisson du monde ! J’ai vécu à Eu aussi et j’adore cette ville pour son patrimoine et parce que son nom ne compte que 2 lettres ! » Si le cinéma lui a donné plus de visibilité, sa créativité  irrigue d’autres genres : littérature, peinture et même stylisme : « Quand on fait de l’art, on donne de l’amour aux gens, je suis une bricoleuse de la vie, inclassable et incasable, je suis aussi porte-parole de la société protectrice des artistes abandonnés, la SPAA. On adopte des artistes laissés sur le carreau, c’est très important, je crois qu’il faut créer ce que l’on est ».

Peut-on alors accéder à une forme de liberté par l’art ? Il semblerait que oui, en atteste son dée de poser en Marianne devant  La Liberté guidant le peuple de Delacroix exposée alors au Louvre-Lens devant des touristes  allemands éberlués. Bulle espiègle et sucrée de poésie flottant dans une réalité parfois peu propice aux épanchements lyriques, Candy Ming salue  les chauffeurs de bus d’un tonitruant « Koni- chiwa » (NDLR : bonjour en japonais) et offre des poèmes improvisés sur un coin de papier  à des inconnus. Dans une ultime pirouette et en guise de salutation distinguée, elle décide « d’offrir un acrostiche à toute la Seine-Maritime » : Sur les Étoiles, l’Infini est une douce Nuit où les Êtres Murmurent Avec leurs Rêves Imbibés de Tendresse où l’Ivresse des Mots est une Envolée pour le coemur. »

Plus d'infos : www.missming.org

 

Son Objet :
 

Pour évoquer ce fétiche, Candy nous improvise un poème en “pensée automatique” : « Symbole d’Athéna, symbole de la  liberté, liberté chérie, amour de la vie, au-delà des couleurs, des odeurs et des saveurs, la vraie vie est dans le coeur ».

Son Actu :

 

Candy partage l’affche avec le célèbre metteur en scène italien de théâtre Pipo Delbono dans le prochain film de Yolande Moreau  “Henri”. Le long-métrage sort le 4 décembre. La jeune dieppoise évoque le  film en ces termes : « c’est un film d’amour entre 2 êtres différents, c’est l’amour  universel, à l’état brut, magnifique, humain, familial. »