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Pierre Caillet

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Pierre Caillet, la recette du bonheur

À Valmont, le chef du Bec au Cauchois Pierre Caillet et sa femme Cécile savourent tout comme leurs clients la dernière reconnaissance du maître des lieux, celle de meilleur ouvrier de France.

Titre. C'est un coin de campagne. Au bord d'un étang, se dresse une maison ancienne avec une grande cheminée, des pierres naturelles et des poutres en bois. Par la fenêtre, on aperçoit les herbes aromatiques du potager. Ce lieu, c'était l'endroit rêvé par Pierre et Cécile Caillet pour s'installer. Un rêve devenu réalité lorsqu'ils reprennent, il y a 4 ans le restaurant le Bec au Cauchois à Valmont et auquel s'ajoute aujourd'hui l'ultime récompense : le titre de meilleur ouvrier de France. « Cette récompense est un accomplissement pas un aboutissement », souligne le jeune chef tout juste âgé de 30 ans. « Je ne suis pas meilleur que les autres, mais je suis reconnu par la profession. C'est aujourd'hui pour moi un devoir de rester au top. Tous les jours, il faut être digne de porter ce col bleu, blanc, rouge. »

Rencontres. Sa passion pour la gastronomie, Pierre Caillet la construit jour après jour depuis l'âge de 13 ans où il entre à l'école hôtelière du Touquet et où il croise « la route de grands hommes ». À l'époque, alors qu'il aime les odeurs et la texture du bois, il aurait préféré devenir ébéniste, mais il choisit instinctivement la cuisine. Six ans plus tard, il ressort avec un BTS culinaire. Il a également rencontré Cécile qui deviendra sa femme, son associée, sa complice, et sa supportrice. Le couple forme d'ailleurs un duo en totale harmonie. Lui s'occupe de la cuisine, du bricolage, de la maintenance et du jardin. Elle, gère le service en salle, la comptabilité, les courses.

Philosophie. Aujourd'hui, les doutes du début et les interrogations de son enfance sur l'envie de faire ce métier toute sa vie se sont totalement évanouis. Pierre Caillet revendique même sa philosophie. « Selon moi, la gastronomie ne doit pas être un loisir de luxe et doit rester accessible au plus grand nombre. » Il aime le raffinement, mais surtout pas le “bling-bling”. Ce raffinement se traduit par une base de produits très simples comme des carottes qui vont se transformer sous la baguette du chef en plats élaborés. « Si l'on va au restaurant pour manger la même chose qu'à la maison : il n'y a pas d'intérêt. » Le client doit donc « découvrir » les nouvelles saveurs créées comme des parfums par le chef. C'est peut-être là la recette d'un bonheur partagé.

Infos :
Le Bec au Cauchois
22 Rue André Fiquet
76540 Valmont.
Tél. : 02 35 29 77 56.