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Robert Lacombe

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Robert Lacombe, Vision d'automne

À 42 ans, Robert Lacombe est une personnalité du monde de la culture. Il prendra ses fonctions au 1er janvier à la tête de l'EPCC Arts 276, organisateur du Festival Automne en Normandie.

Éclectique. Entre Stendhal et Flaubert, il choisira Flaubert. Non pour plaire nécessairement aux Normands mais pour son côté « acerbe et désabusé » qui lui va mieux que « le romantisme déçu » du premier. L'oeil bleu, analytique, Robert Lacombe aime avant tout être surpris, déstabilisé, vivre dans l'inconfort de l'inconnu. Il a tombé la veste, garde le col ouvert et la simplicité contenue de ceux qui trimballent derrière eux un cv impressionnant. Normale sup', Agrégation de philosophie. De sa formation classique, il a appris à travailler vite. Puis sa carrière lui a apporté l'oxygène, nourri son esprit infiniment curieux. Natif de Budapest, imprégné de culture Hongroise, Robert Lacombe a attaché son nom au Sziget festival, l'un des plus grands festivals européens de musiques actuelles, auquel il a donné un véritable élan. Mais ses goûts éclectiques l'ont emmené explorer tous les rivages du spectacle vivant, et plus encore ces nouvelles écritures qui apportent à la scène une « dimension d'inquiétante étrangeté et renouvellent notre perception de l'espace ».

Son arrivée à Automne en Normandie n'était qu'une suite logique : « Cette approche pluridisciplinaire me convient bien », déclare-t-il, enthousiaste aussi à l'idée de créer un nouveau festival d'été qu'il programme dès 2012. “Terres de paroles” aura pour vaste ambition de disséminer la littérature à travers le territoire. Un exercice qu'il a déjà pratiqué à Toulouse comme Directeur artistique du festival littéraire le Marathon des mots. Défenseur d'une culture exigeante mais ancrée dans la vie, Robert Lacombe se dit « de plus en plus attentif aux questionnements sociaux et politiques ». « Je regarde ce qui se passe dans le monde », lâche celui qui, alors directeur de L'Institut Français de Tokyo et Yokohoma, était en poste au Japon au moment de Fukushima. « Et parfois la réalité s'impose à vous ».

Il en conclut « Notre devoir de programmateur c'est aussi d'en rendre compte ». Toucher le plus large public c'est son objectif ultime, mais ses nombreuses expériences à travers le monde ont forgé cette conviction : « La culture n'est pas une science exacte. Il faut toujours innover, perpétuellement relever le défi » ; sans autre recette que celle qu'il s'applique à lui-même comme spectateur : « Le bon spectacle c'est celui qui m'émeut, me met en colère, me rassure, m'inquiète, et finalement, me permet de voir le monde un peu différemment »