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Waël Kobrosly

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Publié : Il y a 4 ans

Le nageur d’origine libanaise, adopté par le club du Havre, poursuit son ascension.

Les bains chlorés, Waël Kobrosly est tombé dedans quand il était petit.

Pour ce nageur semi-pro, la natation est une histoire de famille. Enfant, c'est son grand-père qui lui inculque ses premiers battements de jambes. Mais aujourd’hui aussi, au Havre, dans un club qu’il considère comme sa famille adoptive et où il s’est forgé un mental. Avant d’écrire son histoire aux Jeux Olympiques de Pékin et de Londres puis, plus récemment, aux mondiaux de Barcelone, le nageur libanais s’est construit dans sa patrie natale. À Beyrouth plus précisément. « La première fois que je suis arrivé dans une pis-cine, je ne me suis pas posé de question. Sans savoir nager, j’ai plongé. C’est mon grand-père qui m’a rattrapé furieux… » Il faut dire que la natation est quasi génétique et nager quasi inné dans la famille. « Mon grand-père dirigeait un club dans la capitale libanaise. Chez nous, tout le monde devait pratiquer la natation. Au moins jusqu’à 10 ans. » Et l’expérience avait porté ses fruits. Avec une mère et un oncle champion du Liban en crawl et papillon, la voie avait déjà été tracée. « Ce sport, je l’ai aimé tout de suite, » raconte le nageur de 25 ans.

C’est aux côtés de son grand-père qu’il va tout apprendre. À 12 ans la progression est fulgurante. Passé des bassins du club familial aux bouillons du club phare de Beyrouth, il décroche son premier titre de champion du Liban à 15 ans. Trois ans plus tard, ce spécialiste de la brasse participe à ses premiers championnats du monde. Logiquement, les compétitions s’enchaînent. Aux Jeux Arabes du Caire de 2007, sa médaille d’argent lui ouvre les portes des JO de Pékin. 2008 devient alors l’année faste pour le nageur. 27e nageur mondial, ses performances en Chine attirent le regard d’un homme. Christos Paparadopoulos, l’entraîneur d’Hugues Duboscq au Havre, lui propose de préparer les JO de Londres en Seine- Maritime. « Quand je suis arrivé, j’avais pour objectifs de me qualifier aux JO et d'obtenir mon master de marketing international, » insiste le nageur qui ne parle pas un mot de français à son arrivée. Pendant trois ans, Waël apprend la langue et la rigueur. Chaque jour, il se lève à 5 h du matin, s’entraîne, enchaîne avec ses cours à l’université avec une séance de musculation avant un dernier entraînement. « C’était un rythme éprouvant. Pendant deux ans, j’ai vu mes performances baisser. Mon corps était épuisé. Et puis j’ai commencé à ravailler aux côtés d’Hugues Duboscq et de  son préparateur physique. Le début d’une elation d’amitié… ».

Les progrès suivent enfin et Waël obtient son billet pour Londres. En juillet dernier, les efforts ont continué de porter leurs fruits. À l’occasion de ses 7e mondiaux à Barcelone, le jeune libanais a réalisé sa meilleure performance en 100 mètres brasse. Un temps qui lui vaut la fierté de son grand-père, de son entraîneur havrais, et celle d’un frère de 15 ans qui « nage mieux que moi au même âge ».

Son objet :
Waël Kobrosly tient particulièrement à cette photo.


 « L’homme qui est à mes côtés c’est mon grand-père Afif Daaboul. C’est lui qui m’a appris à nager dès l’âge de 5 ans. Il a tout fait pour que j’en arrive là aujourd’hui. je lui dois l’une plus grandes joies de ma vie. C’était après les JO de Pékin. Il m’a dit : tu es la joie de ma vie, je suis infiniment fier de toi ! »

Son actu :
En juillet dernier, Waël Kobrosly a participé à ses 7e championnats du monde à Barcelone. S’il n’a pas dépassé les séries, il a tout  de même réalisé le meilleur temps de sa carrière avec un chronomètre d’une minute, six secondes et 45 centièmes sur mille mètres brasse. Toujours engagé avec le club du Havre et entraîné par Christos Paparadopoulos, il souhaite porter les couleurs de cette  équipe le plus longtemps possible.