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Hubert Masse

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Publié : Il y a 4 ans

"Le Cacaotier, meilleur chocolatier de France”. À l’entrée de la zone d’activités de l’Oison, un air de célébrité trône en format 4 par 3 au-dessus du rond-point. Cinq minutes plus tard, à l’arrivée chez le chocolatier, l’argument commercial tient. Par une fenêtre percée dans la tôle ondulée, la boutique bien garnie, aux allures de bijouterie, répand ses parfums suaves et veloutés. Blouse impeccable, la cinquantaine tranquille, Hubert Masse, nous salue, tout en retenue. La flopée d’articles de presse, son nouvel award — le 4e — au Salon du Chocolat de Paris et son entrée au top 12 des meilleurs chocolatiers n’ont pas suffi à lui faire attraper la grosse tête. C’est la juste rançon des années de travail, de son envie de faire toujours au mieux.


VOYAGES. Hubert Masse avait débuté chez un chocolatier suisse, à l‘époque où il vivait au Guatemala et se tâtait pour un métier manuel sans savoir lequel. Et rien de tel qu’un chocolatier suisse pour vous donner le goût du chocolat. Du Guatemala, il part faire son tour du monde : apprentissage à l’École des Métiers de la Table, suivi de deux années à la prestigieuse Maison du Chocolat à Paris, première expérience au Bristol puis à Londres d’où il s’envole pour l’Australie. Là, il rencontre son épouse, se fait la main comme salarié puis lance sa première boutique à Perth. C’est le début de la success-story. « Il y avait là une importante communauté italienne : je proposais le chocolat avec le café ». Au bout de sept ans pourtant, la nostalgie du pays le rattrape, d’un certain goût français pour la qualité. Il rentre donc et s’installe à Enghien-les-Bains où sa notoriété n’a cessé de grandir depuis 20 ans. Une boutique, puis deux, puis trois, puis Rouen. Ou plutôt... Saint-Pierre-lès-Elbeuf pour commencer : « On avait besoin d’agrandir le laboratoire ». Il parle toujours de son entreprise au collectif. « Pour faire de la qualité, il faut d’abord une bonne équipe ». Il faut aussi de bons ingrédients et pour preuve, il vous fait croquer dans une noisette « une vraie, du Piémont » qui servira au praliné, fait maison, on l’aura deviné. En troisième, vient l’originalité, une soif d’expérimenter chevillée au corps, sans laquelle cet insolite chocolat poivre du Népal au goût d’agrume, vedette de l’award 2013 n’aurait pas vu le jour.

Ses nombreux voyages lui ont ouvert les papilles et incrusté dans la tête des saveurs qui l’habitent. Pour autant, ses chocolats ne sont pas que de pures créations : tous sont mis en boutique et pour les écouler, il a ses petits secrets de vente : « un joli décor », c’est le meilleur moyen d’emmener les clients vers des goûts moins classiques. Et pour Pâques ? Comment va-t-il s’y prendre pour détrôner l’immuable binôme oeuf-poule ? « Ce sera une chouette ! ». À Noël, il avait bien inventé le pingouin pour remplacer le père Noël...

Son objet :

La corne et la fourchette.
La corne pour racler les plats et ne pas en perdre une miette. La fourchette — à deux dents ! — pour faire les décors et tremper les cerises à l’eau de vie. Deux outils indispensables qui ne quittent jamais le maître, toujours prêt à mettre la main dans le chocolat.

Son actu : 

Le 1er avril — ce n’est pas une blague — il ouvre sa cinquième boutique et deuxième à Paris, rue de Lévis, dans le 17e. En même temps, il travaillera sur ses nouveaux chocolats en vue d’arracher au Club des Croqueurs de Chocolat un 5e award au Salon du Chocolat de Paris (fin octobre), le tout en commençant à réfléchir aux prototypes de Noël. Ah oui, et aussi, il devrait d’ici là avoir triplé la surface de son laboratoire de Saint-Pierre-lès-Elbeuf. «Après, on se calmera...» explique-t-il.

Plus d'info :

www.lecacaotier.com 

5, rue Guillaume-le-Conquérant à Rouen.

A retenirLe paradis des fèves