Actualités Pour vous +servir Covid-19 : Point de situation
COVID-19 : point de situation
Covid-19 : Point de situation

Covid-19 : Point de situation

Mon Panier 76 : la ferme de la Bruyère

Publié : Il y a 7 jours

Chaque vendredi, zoom sur l'une des exploitations de la Seine-Maritime présente sur le site Mon Panier 76, une plateforme élaborée par le Département qui permet d’identifier et de localiser producteurs et points de vente de produits locaux. Cette semaine, c’est au tour de la ferme de la Bruyère située à Alvimare, non loin d’Allouville-Bellefosse.

Lorsque Laurence Sellos parle avec affection de ses protégées, il faut bien se rendre à l’évidence : ses paroles sont celles d’une vraie mère poule. C’est que ses « ouvrières » demandent une vigilance constante. « Mes poules sont élevées en plein air et il faut veiller à plusieurs choses : leur alimentation, leurs besoins naturels et leur bien-être. ». Ces priorités s’alignent sur la croissance des bêtes mais aussi sur leur régime de prédilection fait à base de céréales. « C’est 80% de ce qu’elles ingèrent ! Il faut savoir les choisir selon l’âge et le contexte. En fin de ponte, par exemple, quand la poule a tendance à manquer de calcium pour faire des coquilles d’œufs solides ».

Ce respect des normes est inhérent au « code 1 », l’appellation des poules élevées en plein air, et le choix d’activité de Laurence. La classification selon des chiffres désigne plusieurs façons de travailler. « Le code 0, c’est le bio. Le 2, c’est au sol et ça représente l’avenir de l’ensemble de la production car le troisième, lié aux élevages en cage, sera bientôt de l’histoire ancienne ». 

Constatant une méconnaissance trop répandue envers son métier, Laurence suggère la solution idéale : « il faut absolument que nous ouvrions nos exploitations pour sensibiliser. Certes, avec les règles sanitaires, ce n’est pas simple, mais ce n’est pas impossible. Je saisis toutes les occasions pour le faire, au moins une fois par an ». Et ce ne sont pas les écoliers du village qui diront le contraire. Ils ont pu découvrir à plusieurs reprises l’exploitation de 5 hectares accueillant 10 000 poules pondeuses. Autant d’occasions pour Laurence de transmettre son savoir et même d’expliquer certaines expressions courantes. « Pour qu’il y ait des œufs, la poule a besoin de lumière : 16h quotidiennement. En hiver, nous devons maintenir artificiellement cette durée en éclairant les poulaillers. Car les cocottes stoppent tout à la nuit tombée. D’où l’expression d’aller se coucher avec les poules ! ».

La ferme de la Bruyère sur le site Mon Panier 76.

Et en bonus cette semaine, une vidéo de recette. Apprenez à réaliser un oeuf cocotte dans son petit pain.